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  • Danièle Starenkyj

LES INFECTIONS RESPIRATOIRES EN HAUSSE --POURQUOI ?

L’hiver a été dur. Pas de neige pour les amoureux du plein air, et des virus qui se sont accrochés à nous causant toux, écoulement nasal, et crachats qui nous ont occupés, et désespérés, pendant des semaines.


DE MAUVAISES PRATIQUES EN CAUSE


Une étude récente1 avance que les mesures de santé publique mises en place pour contenir l’épidémie de Covid-19, mal utilisées et mal appliquées, pourraient être à l’origine de l’augmentation du nombre d’infections respiratoires actuelles.


Ces mesures pour protéger les individus contre le COVID-19 furent notamment :  l'utilisation de désinfectants pour les mains à base d'alcool, le port d'un masque de protection, le confinement, etc., et, il est nécessaire de ne pas l’oublier, la pulvérisation  de désinfectants à grande échelle dans les rues et les bâtiments dans le but de minimiser les risques de contracter le COVID-19.


EFFETS NÉGATIFS D’UNE EXPOSITION ACCRUE AUX DÉSINFECTANTS


Plusieurs études2,3 ont démontré qu’une exposition accrue aux désinfectants peut avoir divers effets négatifs chez les humains dont l'irritation des voies respiratoires supérieures et inférieures, l'inflammation, l'œdème, l'ulcération et les réactions allergiques. Pendant le Covid-19, l'éthanol (alcool) a été largement utilisé comme désinfectant.


L'ingestion accidentelle et le contact cutané avec des désinfectants pour les mains à base d'éthanol sont associés à une toxicité qui affecte la totalité de notre corps (systémique) quoique mineure chez un adulte.


● Les désinfectants pour les mains à base d'alcool entraînent un dessèchement de la peau, des infections et un empoisonnement à l'alcool. Les enfants sont plus sujets à l'intoxication alcoolique et à d'autres problèmes de santé majeurs que les adultes.


● Les fortes propriétés antimicrobiennes des détergents reposent sur l'endommagement ou la perturbation de la membrane, ce qui entraîne une fuite des métabolites.  Certes, et cela a été prouvé, la première ligne de protection contre les virus, dont le coronavirus, est le lavage des mains à l'eau et au savon. Il est ainsi normal que les ventes de savon liquide et solide aient considérablement augmenté.


● En outre, le lavage des vêtements avec des liquides/poudres à lessiver, et la désinfection des produits (fruits, légumes, etc.) achetés dans les hypermarchés ou les grands magasins par des liquides de lavage ont aussi considérablement augmenté au cours de cette pandémie. À la lumière de la pandémie de COVID-19, il est devenu extrêmement difficile d'ignorer les effets toxiques de l'utilisation excessive de détergents sur le corps humain.


● En général, les produits détergents sont composés d'agents de surface anioniques et d'adjuvants de détergents, notamment le phosphate de sodium, le carbonate de sodium et l'aluminosilicate de sodium, qui sont hautement alcalins et destructeurs pour les cellules de notre corps qui y sont exposées.  Le pH protecteur de notre peau est naturellement acide.


● Il a été proposé que la surexposition aux détergents est associée à divers effets secondaires, notamment une dermatite de contact irritante, des problèmes respiratoires, tels que des allergies, une aggravation de l'asthme, des lésions des cellules épithéliales (celles qui tapissent la paroi des organes creux --cœur, reins, intestin, rectum, utérus, etc.) et des problèmes optiques (irritation et détérioration de la cornée).


● En outre, l'ingestion de liquides à vaisselle ou d'autres détergents ou de leurs résidus peut entraîner des troubles gastro-intestinaux tels que des nausées, des vomissements, des douleurs dans la bouche et l'abdomen, des diarrhées et des lésions tissulaires dans les cellules épithéliales.


● Les désinfectants à base d'alcool qui comprennent les désinfectants et les tampons de préparation à base d'alcool, sont couramment utilisés comme antiseptiques dans les unités de soins intensifs néonatals. Cependant, si les bébés prématurés sont très sensibles aux microorganismes pathogènes, ils sont aussi très vulnérables à l’alcool topique et aux vapeurs d’alcool (désinfectant pour les mains), l'alcool pouvant provoquer des lésions cérébrales irréversibles chez les fœtus (alcoolisation fœtale). Le conseil au personnel et aux parents de ces bébés est d’attendre que toute odeur d’alcool sur leurs mains ait disparu avant de manipuler ou toucher les bébés. Des concentrations d'alcool dans le sang des prématurés et des concentrations d'alcool évaporées dans les couveuses néonatales (incubateurs) ont été mesurées 4.


EFFETS NÉGATIFS DE L’ISOLEMENT ET LA SOLITUDE


● Il a été soutenu que l'expérience de l'isolement et de la solitude, les répercussions économiques, la perte d'emploi et le stress ou la peur de la pandémie de COVID-19 ont pu jouer un rôle important dans le déclenchement de l'abus de substances et de la surdose. Ces abus sont, bien sûr, des mécanismes dits d’adaptation à une situation anormale mais il reste qu’ils sont dangereux pour la santé physique et mentale.


● En outre, la production informelle et illégale de boissons alcoolisées a été signalée dans de nombreuses régions du monde. La partie la plus problématique de ce type de boissons est l'empoisonnement au méthanol (alcool de bois ou à brûler) extrêmement toxique.


● Pendant le confinement, la consommation d'alcool, l'automédication, la surconsommation orale de suppléments concentrés, l'encens et le tabagisme, l'utilisation de médicaments anciens et nouveaux dans le but de réduire les symptômes ou de renforcer le système immunitaire humain, de plantes médicinales et de dérivés de l'opium, ont eu tous et chacun leur répercussion sur la santé totale, et particulièrement l’immunité.


AUTOMÉDICATION ET SURCONSOMMATION DE REMÈDES


L'un des plus grands défis sanitaires de la pandémie de COVID-19 fut l'automédication ou l'auto-administration de différents médicaments, y compris la surconsommation de suppléments alimentaires.


● Les gens se sont tournés vers les mesures dites préventives telles que les anti-inflammatoires et les anti-inflammatoires non stéroïdiens. La surconsommation peut contribuer à un large spectre d'effets toxiques dans le corps humain. Cependant, comme la plupart des effets toxiques des compléments alimentaires, des anti-inflammatoires et des médicaments à base de plantes ne sont pas aigus, un empoisonnement direct par ces produits surconsommés a été difficile à établir.


CONCLUSION


En général, les principaux problèmes de santé qui sont survenus en raison de la surconsommation des options préventives possibles du Covid-19 ont été l'intoxication au méthanol, les lésions cutanées, les problèmes respiratoires, les ulcères gastro-intestinaux, les nausées, les vomissements, les douleurs au creux de l’estomac et les lésions au foie.


Il est donc absolument nécessaire de sensibiliser le public aux dangers de la surconsommation de désinfectants, de détergents, mais aussi de l'automédication.


L’épidémie de Covid-19 et ses conséquences sanitaires devront désormais être prises en compte dans l’évaluation des maladies individuelles et sociales, physiques et mentales, actuellement et dans les années à venir.


© 2024 Danièle Starenkyj

ARTICLES CITÉS

1. Hashemi H et coll., A review of poisonings originating from self-administration of common preventative substances during COVID-19 pandemic, Am J Emerg Med, 2023.

2. Kuldeep Dhama et coll., The role of disinfectants and sanitizers during COVID-19 pandemic: advantages and deleterious effects on humans and the environment, Environ Sci Pollut Res Int, 2021.

3. Shakeel Ahmad Bhat et coll., Excessive use of disinfectants against COVID-19 posing a potential threat to living beings, Curr Res Toxicol, 2021.4

. Daisuke Hitaka et coll., Assessment of Alcohol Exposure From Alcohol-Based Disinfectants Among Premature Infants in Neonatal Incubators in Japan, Pedriatics, 2023.

 

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