© 2017, crée par Chantale Coulombe

URGENCE SANTÉ : LE MAL DU SUCRE

 

L’article publié le 10 juillet 2019 dans le British Medical Journal sur l’augmentation de la consommation de boissons sucrées POSITIVEMENT associée au risque global de cancer et de cancer du sein semble avoir remué le monde…

 

Cela m’a rappelé cet appel d’une diététiste, il y a une vingtaine d’années environ, qui me demandait avec insistance de lui donner rapidement des références indiquant un lien entre la consommation de sucre et les cancers. Elle venait d’être interpelée par l’Association des diététistes pour avoir affirmé ce lien publiquement, et était sommée d’en donner des preuves au risque d’être considérée comme un mouton noir. Je lui donnais des références sur le sucre et le cancer de la vessie, le sucre et le cancer du sein, le sucre et le cancer colorectal, le sucre et le cancer des ovaires, le sucre et le cancer du pancréas, le sucre et le cancer de l’estomac, toutes tirées de la brique publiée en 1997 conjointement par le WORLD CANCER RESEARCH FUND et l’AMERICAN INSTITUTE FOR CANCER RESEARCH 1. Cette jeune femme convaincue et courageuse est restée à son poste, et jusqu’à ce jour elle continue à faire son travail pour lequel de nombreuses personnes lui sont très reconnaissantes. 

Voilà plus de 40 ans que paraissait LE MAL DU SUCRE. Déjà, à cette époque, les scientifiques savaient que le sucre, et tous les produits qui en contiennent, est une substance ULTRA-TRANSFORMÉE qui affecte violemment la glycémie de ceux qui en consomment -- avec des effets multipliés sur tous les organes de notre corps -- sans excepter le CERVEAU -- et donc aussi sur la santé mentale (anxiété, dépression, hyperactivité, etc.). Les relations entre le sucre et l’obésité, et le diabète de type 2, et les maladies cardiovasculaires, et les cancers, étaient déjà connues. Le sucre présente un dossier qui ressemble étrangement à celui du tabac… au point que des nutritionnistes, médecins et avocats, le nomme : « Le nouveau tabac ».


COMPRENDRE C’EST POUVOIR AGIR

 

L’aliment végétal, sous sa forme naturelle, donc entière ou complète, comporte toujours des FIBRES : il est solide, consistant, ferme, et jamais liquide. Les fibres ont été longtemps considérées comme irritantes et à toute fin pratique inutiles. Aujourd’hui, on reconnaît leur importance fondamentale pour la santé du MICROBIOTE. Là, nos bactéries saines produisent à partir des fibres insolubles, c’est-à-dire non digérées, des substances qui jouent un rôle fondamental dans tous nos métabolismes et leurs fonctions : elles favorisent une forte immunité, le fonctionnement cérébral optimal, les activités indispensables de détoxication du foie, la bonne santé de la muqueuse intestinale, et, la satiété – elles sont un excellent coupe-faim.

 

Par contre, avant d’arriver dans le gros intestin, les fibres jouent un rôle clé dans le tube digestif et contrôlent les déversements d’INSULINE, cette hormone du pancréas qui permet une pénétration correcte du glucose dans les cellules de notre corps. Dès qu’il y a présence de sucre, une substance hyper-concentrée et instantanément soluble à l’eau (preuve qu’il est totalement dépourvu de fibres), on observe une réaction brutale du pancréas avec un PIC INSULINIQUE ÉLEVÉ pour parer à l’agression. Ce pic insulinique répété CHAQUE FOIS qu’il y a prise alimentaire avec du sucre (que l’aliment préparé soit sucré, salé, ou liquide) entraîne une chute de la glycémie (hypoglycémie) avec transformation de ce sucre surabondant en GRAISSES, et un état inflammatoire du pancréas. En effet, l’insuline est une hormone qui est à la fois HYPOGLYCÉMIANTE et LIPOGÈNE. Les prises alimentaires multipliées, sous l’effet de la faim, de la fatigue, de la dépression qui sont causées par l’hypoglycémie – l’insuffisance de glucose dans le sang et donc dans les cellules du cerveau --  sont directement liées au stockage des graisses dans les cellules adipeuses, et donc à l’obésité, au diabète de type 2, à l’augmentation des graisses dans le sang, mais aussi dans le foie, cause d’un FOIE GRAS, soit de STÉATOSE HÉPATIQUE non alcoolique qui mène à la fibrose du foie, la cirrhose, et le cancer de cet organe. Le foie, progressivement, n’arrive plus à exercer ses multiples fonctions protectrices des cancers et autres problèmes de santé graves, soit : 

 

→la production des enzymes digestives
→ le contrôle du métabolisme et collaboration avec le système immunitaire pour combattre les cellules et substances nocives et toxiques
→ la digestion des graisses, sécrétion de la bile et destruction des globules rouges
→ la synthèse de l’urée qui excrète les déchets azotés (l’excès de protéines quotidien),
→ la fabrication du fibrinogène qui permet la coagulation du sang,
→ le stockage du glucose,
→ le métabolisme et le stockage des vitamines
→ la production de substances antitoxiques qui nous protègent contre les toxiques auxquels nous sommes constamment exposés, en les rendant inoffensifs.

 

En 2019, peut-on continuer à ignorer les méfaits du sucre sur la santé ? Peut-on s’étonner des conclusions d’une étude de cohorte prospective basée sur la population  (100 000 personnes)2 mettant en lumière un risque accru de cancers chez les buveurs de sucre sous une forme ou une autre ? Surtout que l’on connaît aujourd’hui le lien entre un système immunitaire défaillant et le cancer…les substances toxiques et le cancer… l’excès de protéines animales et le cancer… Faut-il allonger la liste ? Alors, au lieu de militer pour que d’autres règlent vos problèmes de sucre, pourquoi, rationnellement, ne pas prendre la décision de manger entier, complet, VÉGÉTAL ? De radicalement tourner le dos à cette alimentation urbaine / industrielle destructrice de la santé physique, mentale et éthique, et de retrouve les bienfaits, les joies et les satisfactions de l’alimentation paysanne / agricole 3 ? Rappelez-vous que toutes les maladies citées sont des maladies NON transmissibles, c’est-à-dire, qui ne s’attrapent pas par un microbe mais que nous nous infligeons délibérément par nos choix alimentaires sucrés, gras, raffinés, ultra-transformés… car qui, aujourd’hui, ne sait pas ou ne peut pas savoir ?

 

©2019 Danièle Starenkyj
1. Food, Nutrition, and The Prevention of Cancer : a global perspective, WCRF / AICR, 1997.
2. Sugary drink consumption and risk of cancer: results from NutriNet-Santé prospective cohort, BMJ 2019; 366, 12408.
3.  Starenkyj D., LE BONHEUR DU VÉGÉTARISME, Orion.

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