© 2017, crée par Chantale Coulombe

LA TOXICOMANIE DU GRAS

Un scientifique japonais avertissait le monde en 1990 que le problème-clé du XXIe siècle serait celui de la dépendance, et réclamait la mise sur pied d’une nouvelle science : la science de la dépendance. De quelles dépendances parlait-il ? Je vous donne la fin de sa liste : « la nicotine, l’héroïne, l’alcool ET LES ALIMENTS GRAS

 

Des chiffres vertigineux

On rapporte qu’aux États-Unis seulement :

   - chaque jour plus de 4000 personnes ont une crise cardiaque;

   - un adulte sur deux est obèse;

   - toutes les cinquante secondes on diagnostique un nouveau diabétique;

   - la moitié de la population de plus de quarante ans fait de l’hypertension;

   - une personne sur trois (mais depuis 2010, on parle de plus en plus d’une personne sur deux) meurt du      cancer.

 

Chacun de ces problèmes est en relation directe avec la quantité de gras consommée dans le régime quotidien.

 

Le gras : le nouveau tabac? 

 

Dans les années 1970, un médecin français, le Dr Christine Flament-Hennebique, faisait une déclaration choc : «Le besoin du gras et du sucre est une toxicomanie exactement comme le tabac !»

 

La dépendance du sucre ou le mal du sucre©, nous en avons déjà parlé. Mais le gras ? Une toxicomanie ?

 

Plusieurs études ont démontré qu’un apport excessif en graisses – plus de 20% des calories totales – doublé d’une inactivité physique après les repas, favorisait l’accumulation et la stagnation des corps gras dans le sang. Cette accumulation des corps gras dans le sang provoquait : 

 

∆ Une altération de la charge électrique des globules rouges, les transporteurs de l’oxygène et du glucose, et entraînait un phénomène grave appelé agglutination au cours duquel les globules rouges se raidissent et se collent les uns aux autres en masses irrégulières qui ne peuvent plus se dissocier et qui obstruent les capillaires. Ce phénomène provoque un ralentissement sérieux de la microcirculation sanguine, une carence importante en oxygène, en glucose et autres nutriments dans les tissus, ainsi qu’ une dégradation hâtive des globules rouges.

∆ Selon les spécialistes de la question, 

  • cela est nocif pour la rate, le filtre le plus sensible aux déformations du globule rouge ; 

  • pour le cœur si facilement affecté par les troubles de la circulation sanguine ; 

  • pour les cellules où l’on considère que la carence en oxygène peut déclencher un cancer ; 

  • et contribue à l’anémie. 

  • Cependant l’organe où ce ralentissement de la microcirculation a les effets immédiats les plus dévastateurs est sans contredit le cerveau qui consomme 25 fois plus d’oxygène et 30% plus de glucose que toutes les autres parties du corps. Or, la sensibilité du cerveau à la moindre carence en glucose est extrême.

Serait-on maintenant proche de comprendre comment et pourquoi « le besoin du gras » constitue « une toxicomanie exactement comme le tabac » qui, lui aussi, prive le cerveau d’oxygène?  

C’est la quantité qui compte.

 

On en parle depuis les années 1960. On a perdu du temps en substituant aux graisses saturées les huiles poly-insaturées hydrogénées (gras trans). En voulant sauver le cœur, on a affaibli l’immunité et provoqué des cancers. Aujourd’hui, il est clairement établi que ce qui est salutaire dans les gras, c’est que l’on en mange peu, soit pas plus de 20% des calories totales ou, au maximum, 45 g par jour, tous gras visibles et invisibles confondus.

 

À ce taux largement suffisant, le cholestérol, les triglycérides, le poids et l’hypertension diminuent sensiblement, les risques de cancer, de diabète et d’athérosclérose disparaissent, l’alcoolisme est maîtrisé (Des études récentes ont établi que  lorsque les graisses composent entre 19 et 21% des calories totales, le régime devient véritablement protecteur contre le besoin d’alcool, « la plus dangereuse des drogues »  selon plusieurs études récentes.  

 

Le mal du gras©? RÉVERSIBLE !

 

La poursuite d’un régime zéro cholestérol accompagné d’un programme de marche quotidienne, permet en trois semaines les résultats suivants :

  • 50% des diabétiques du type 2 ont des taux normaux de glucose sanguin sans médications

  • 80% des diabétiques qui souffrent de neuropathies n’ont plus de douleur dans les mains et les pieds

  • 80% des hommes ont une pression sanguine normale sans médication

  • les taux de cholestérol chutent de 25%

  • la capacité d’exercice augmente de 35%

Oui, la bonne nouvelle est que le mal du gras© est un processus définitivement réversible chez l’être humain, et en un temps record. Pour notre société en mal de vivre, le mal du gras© reste probablement l’ultime frontière alimentaire à conquérir.© 2018 Danièle Starenkyj

 

Pour toutes les références, voir LE MAL DU GRAS, chez Orion.

 

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