© 2017, crée par Chantale Coulombe

VIVRE VIEUX… MAIS COMMENT ?

La science parle de repousser les limites de la vie, et l’intérêt pour ces octogénaires et ces nonagénaires qui font des marathons, ou continuent à pratiquer leur profession, leur métier, ou leur passion, ne fait que grandir. Y a-t-il des principes pour un vieillissement en bonne forme physique, mentale et spirituelle ?

Oui, et en voici trois :

 

1.L’EXERCICE MODÉRÉ RÉGULIER EN PLEIN AIR. C’est un antidote sûr de plusieurs maladies graves. Le Dr André Tourigny affirme : « Il n’y a pas une pilule qui a autant d’effet » ! Les bienfaits se font sentir sur tous les plans : on va dehors, on marche, on jardine, on prend l’air, on jouit du soleil, on

rencontre des gens, on a faim et l’on mange avec appétit. Pour peu qu’on limite sérieusement les produits transformés toujours surchargés de sel, de sucre, et de graisses, les bénéfices d’un tel style de vie se font rapidement sentir. C’est simple, tout en douceur, mais quelle explosion de joie !


2. LA PARTICIPATION SOCIALE. Continuer à aimer sa famille, à servir sa communauté, à fréquenter ses amis, à se tenir au courant des événements d’ici ou d’ailleurs, à apprendre, à lire, à penser, à réfléchir…. La participation sociale est un facteur de santé fondamental. L’activité sociale la plus satisfaisante pour tous, jeunes, moins jeunes, et plus âgés, demeure le bénévolat. Pourquoi ? Le Dr Tourigny avance : « L’isolement social est l’un des pires ennemis des aînés » et chiffres à l’appui, il avertit : « Le taux de mortalité de ceux qui ont peu de contacts avec autrui est 25 % à 50 % plus élevé que celui des gens socialement actifs. » « La participation sociale permet d’éviter des problèmes de santé importants comme les maladies cardiovasculaires, la dépression, l’anxiété ou les troubles du sommeil. »
Deux études récentes1, 2 présentent la connectivité sociale, et plus simplement dit, l’amitié, comme « le facteur qui influence  le plus notre santé, notre bien-être et notre bonheur ». Alors, vite, envoyez un courriel, faites un appel téléphonique, allez frapper à la porte de vos voisins, offrez vos services aux institutions communautaires de votre quartier : en leur faisant du bien, vous vous ferez du bien. Adrien Ndayegamiye a déclaré : La participation sociale, ou la connectivité sociale, ou les relations humaines, voilà « une richesse sociale bien supérieure à celles-là même que les individus ou les groupes d’individus peuvent mobiliser et s’approprier ». Bien sûr, votre compte en banque, même s’il est magnifiquement garni, ne vous serrera pas dans ses bras, ne vous consolera pas de vos peines, ne vous sourira pas à votre réveil, et ne vous dira pas : merci, tu m’as fait du bien…

 


3. UNE POSTURE BIEN DROITE. Décidons de mettre fin à l’image des vieux courbés par les ans, traînant les pieds, les yeux éteints, et la bouche amère. Il n’y a pas de raison que tant que l’on vit on ne vive pas à son plein potentiel d’humanité. Sourions et tenons-nous bien droit. Voici un petit exercice qui vous permettra de retrouver le redressement de votre personne :
a) Se placer devant une porte ouverte la pointe des pieds légèrement en retrait.
b) Poser les mains à plat sur les chambranles à hauteur des épaules.
c) Projeter le haut du corps en avant en forçant les muscles 10 à 20 fois.
d) Faire cet exercice deux fois par jour.


Ne demandant guère plus de 30 secondes et ne nécessitant qu’une porte ouverte, ce simple exercice redressera le buste et les épaules qui ont pris un mauvais pli. Préventivement, il conservera le maintien de la jeunesse chez tous, mais aussi la grâce, la dignité et l’assurance, le courage et l’indépendance, que donne une posture droite, que l’on soit assis ou debout.

 

Pour vivre vieux pleinement, il faut commencer à vivre pleinement maintenant. Décidons de bouger, de briser les chaînes de la solitude, et de se tenir droit dès aujourd’hui.

 

©2018 Danièle Starenkyj
1. Dunbar R.I.M., The Anatomy of Friendship, Trends Cogn Sci, 22(1) : 32-51, janvier 2018.
2. Kim D.A., et coll., Social connectedness is associated with fibrinogen level in a human social network, Proceedings of the Royal Society B, 24 août 2016. (Le fibrinogène est un biomarqueur d’inflammation – l’inflammation étant le lit de toutes les maladies -- et de risque cardiaque. Plus un individu vit dans l’isolement, plus ses taux de fibrinogène sont élevés ; plus ils sont élevés, plus les risques sont grands.) 

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