© 2017, crée par Chantale Coulombe

LES 3 D DE LA MONOTONIE ALIMENTAIRE

Il était un temps où des populations entières furent frappées d’une étrange maladie dont le tout premier symptôme était une peau sèche. Apparue en Italie dans les populations pauvres, on lui donna le nom de pellagre, soit pelle (peau)- agra (rêche). La maladie se manifesta aussi en Amérique chez les esclaves noirs chichement et exlusivement nourris de « bouillie maïs », de mélasse et de lard. Le maïs, dans un premier temps, fut incriminé mais assez rapidement, on comprit que le problème se situait au niveau de la monotonie, de l’absence de variété dans une telle ration. En effet, partout où le même maïs était consommé avec de la verdure, soit du chou cavalier (chou collard), les populations étaient saines. Et jusqu’à ce jour, les populations afro-américaines qui consomment une abondance de chou cavalier avec leur pain de maïs ou leurs crêpes de maïs jouissent de plusieurs avantages santé.

Quel était le problème ? Le maïs est pauvre en niacine ou vitamine B3 qui joue un rôle essentiel dans le métabolisme cellulaire dans tout le corps. Sa carence entraîne donc des symptômes systémiques généralisés. D’où les trois D : dermatite, diarrhée, démence. La vitamine B3 peut se fabriquer dans le corps à partir de son précurseur, le tryptophane, un acide aminé abondant dans la verdure. Ainsi, dès que le maïs – ou toute autre céréale complète -- est accompagné de verdures (épinards, chou frisé (kale), brocoli, asperges, pissenlit, feuilles de bette à carde, roquette, etc.), il devient un met appétissant et un support hors pair de la santé cutanée, intestinale et mentale.

Notre société connait-elle encore la pellagre ? Non, nous dit-on, pas sous sa forme clinique – perçue par la seule observation. Mais sous sa forme subclinique -- plus subtile, de faible degré -- oui. On peut la trouver chez les alcooliques, les anorexiques, les schizophrènes, les personnes affligées de la maladie de Crohn, du syndrome du côlon raccourci, et au cours de la prise de certains médicaments -- antibiotiques, immunosuppresseurs, anticonvulsifs, barbituriques – qui inhibent la conversion du tryptophane en niacine. Mais aussi, chez les grands consommateurs de produits transformés, toujours les mêmes, sans ombre de variation : café et beignes ; hamburgers et cola ; poutine et frites, etc. Les 3 D sont alors souvent présents : Une DERMATITE, car la carence en niacine entraîne une carence en zinc. La peau est sèche. Il y a éruption photosensible, érythème avec vésicules et bulles, mais aussi inflammation de toutes les muqueuses : langue, urètre, vagin. La DIARRHÉE est accompagnée d’anorexie, de nausées et de maux de ventre. La DÉMENCE est liée au fait que la carence en niacine suivie d’une carence en zinc conduit aussi à une carence en sérotonine, l’hormone du bonheur, dit-on. Alors dépression, hallucinations, pertes de mémoire, désorientation, délire, torturent un individu qui pourrait fort bien fonctionner normalement si son régime était …normal. On ne peut pas vivre que de crudités, que de viande, fromages et œufs, que de boissons protéinées, que de sucreries, que de pâtisseries, que de… 

Alors on décide de vivre un végétarisme HEUREUX ? Bientôt, les marchés se rempliront de primeurs. Lançons-nous à la découverte de l’immense diversité végétale, et trouvons le bonheur d’une santé toute simple dans notre assiette. ©2017Danièle Starenkyj

 

 

 

 

 

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