© 2017, crée par Chantale Coulombe

Les temps du repos

La vie est rythme : inspiration et expiration, assimilation et élimination, systole et diastole, tension et détente, nuit et jour, marée basse et marée haute, bruit et silence, veille et sommeil, travail et repos.

Le repos a des temps forts : la nuit, le rythme circaseptidien, l’heure de la récréation, les minutes de recueillement. Ces temps sont tous offerts aux créatures fragiles que nous sommes naturellement, pour nous transformer en individus courageux dans la mesure où l’on s’immerge régulièrement dans la tranquillité, la paix, le calme et la confiance.

 

La plus grande victoire des régimes totalitaires est toujours de convaincre les humains qu’ils ne sont fondamentalement que des ouvriers. La glorification du travail et le mépris du repos débouche alors sur le travail tyrannique et le loisir oiseux.

 

Et voilà que, semble-t-il, tous doivent perdre le droit de « ne rien faire ». Tous doivent avoir un programme à suivre, un agenda à respecter et tant d’activités à accomplir que se lever fatigué et se coucher, le plus tard possible, épuisé, fait chic. Il ne faut surtout pas de trous dans son emploi du temps – ni dans celui de nos enfants. Pas de créneaux. Pas d’attentes. Pas de silences. 

 

Le besoin vital d’activités qui permettent de s’évader agréablement, de laisser son esprit s’apaiser et de ressentir en soi le contentement est alors reporté aux vacances éclairs ou au temps mythique de la retraite.

 

 

Je vous propose autre chose. Je vous propose des activités antistress : la randonnée pédestre, la chasse aux papillons, l’observation des oiseaux ou des baleines (tant qu’il y en a encore…), la contemplation de la mer ou du feu dans la cheminée, le jardinage, la broderie, la pratique d’un instrument de musique ou du chant -- et que sais-je encore… Ces activités sont à coup sûr antistress mais à ces conditions : qu’elles soient pratiquées régulièrement, ou mieux encore quotidiennement, qu’on s’y adonne avec plaisir, ET QU’ON S’Y LIVRE SANS AUCUNE ENVIE DE COMPÉTITON NI AUTOCRITIQUE. 

 

Pourquoi ? Parce que le désir de gagner sur les autres ou sur soi est l’antithèse psychologique et spirituelle du repos. Être en compétition avec les autres est grave mais être en compétition avec soi-même est destructeur. On ne se donne aucun répit. On se lance des défis. On se chronomètre. On épie le moindre de ses progrès ou de ses échecs. Peu importe l’activité poursuivie, elle devient source de rivalité, de concurrence amère, et elle conduit tout droit à l’hypertension, à la maladie cardiaque, mais aussi – et c’est à mon avis le plus grave – À LA FAIBLESSE DE CARACTÈRE.

 

On s’en reparle bientôt.

 

©2017 DANIÈLE STARENKYJ 

 

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