© 2017, crée par Chantale Coulombe

LE SOLEIL MALÉFIQUE OU BÉNÉFIQUE ?

Le soleil maléfique 1 semble s’être levé dans les années 1950 qui connurent des modifications sociales vis-à-vis du soleil, modifications caractérisées par l’apparition du bikini, la mode du bronzage et le privilège des congés payés synonymes de vacances prolongées pour tous au bord de la mer ou en montagne.

On relie l’augmentation des cancers cutanés qui surviennent au XXIe siècle chez des sujets de plus en plus jeunes, à l’excès de soleil. On avoue que la recherche de crèmes miracles et les chirurgies réparatrices toujours plus agressives sont paradoxales et impuissantes en face d’une irradiation solaire croissante et inconsidérée. Le seul espoir, nous dit-on, réside dans un changement radical des habitudes solaires des jeunes générations. 

 

En première ligne, on déclare à nouveau que « les vêtements (et les chapeaux) constituent la forme la plus simple et la plus efficace de protection (contre le soleil) ».

 

Deuxièmement, on commence à placer les cancers cutanés dans le contexte d’un excès en calories, et plus particulièrement d’un excès en gras. Un organisme dermatologique canadien de grand renom, en mai 2008, affirmait : « Les recherches démontrent qu’un régime faible en gras (moins de 21 % des calories dérivées du gras) peut réduire l’incidence des kératoses actiniques. Ainsi, ce qui est bon pour le cœur l’est aussi pour la peau. »

Rappelons ici que l’Occidental tire des graisses 45 % de ses calories. Quels sont les pires gras absolument cancérogènes et toxiques pour la peau ? Les gras trans, ces nouveaux gras qui datent des années 1960, bannis en 2000, dénoncés déjà en 1939 comme provoquant des cancers de la peau causés par les rayons ultraviolets. La lutte contre le photovieillissement et les cancers cutanés  doit donc commencer par une alimentation judicieuse à base de céréales non raffinées, d’une abondance de fruits et de légumes frais, de noix, de graines et de légumineuses, ainsi que d’une quantité modérée d’huile d’olive, une huile « neutre ». 

 

Troisièmement, les dermatologues parlent très sérieusement de toxidermie, une intoxication de la peau par un médicament sous forme de comprimés, d’injections, de crème, d’aérosols, etc., qui aggrave et multiplie les effets néfastes du soleil sur la peau, les muqueuses des organes creux en contact avec l’air (bouche, nez, oreilles, yeux) et les phanères (ongles, poils, cheveux). Les personnes les plus touchées par ce problème sont les personnes âgées qui consomment en général énormément de médicaments, et les femmes qui, très jeunes, prennent la pilule contraceptive, suivent des thérapies hormonales de l’acné, puis  se soumettent à une thérapie hormonale substitutive de la ménopause, toutes à base d’œstrogènes, une substance réputée déclencher « l’intolérance au soleil » ou les porphyries 2. 

 

Outre les œstrogènes, qui peuvent également être présents dans les produits et sous-produits animaux, les substances les plus fréquemment incriminées dans une toxidermie sont : les antibiotiques, l’aspirine, les antidépresseurs et l’alcool, vanté auprès des femmes comme une boisson chic, raffinée, comme leur symbole d’émancipation, de réussite sociale… 

 

Le soleil maléfique ? Non. Le soleil bénéfique ?  Oui ! À partir de 2007, la science, ébahie, redécouvre les bienfaits de la vitamine D solaire. « La vitamine D solaire est un élément clé qui aide le corps à faire face à plusieurs différents genres d’agressions et de stimuli. Un corps privé de vitamine D se bat avec un bras attaché derrière le dos. » On déplore les dangers de la carence en soleil actuelle : le rachitisme chez les enfants, l’ostéomalacie (propension aux fractures) chez les adultes, un risque accru de 16 cancers dont le cancer du sein, des ovaires, de la prostate et les lymphomes non hodgkiniens, un risque accru de maladies chroniques telles que le diabète, l’hypertension, les maladies cardiaques, la sclérose en plaques et la tuberculose.

 Et ce qui ne se pensait pas hier, doit maintenant être affirmé : Les écrans solaires, et tous les produits de beauté qui en contiennent, une fois appliqués sur la peau, ne permettent plus la production de vitamine D cutanée…

 

Alors ? Revenons aux lois de la vie, aux lois de la santé, l’une d’entre elles étant « un sage

ensoleillement » car, disait le Dr Oswald, « la vie est enfant du soleil ».

 

Danièle Starenkyj©2018 

 

1. Ce texte en partie, et ses références scientifiques se trouve dans le livre LA SANTÉ TOTALE de Danièle Starenkyj chez ORION. Voir le chapitre « Le sage ensoleillement ».

2. Starenkyj D., Mon petit docteur, « L’intolérance au soleil », Orion, 2012.

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