© 2017, crée par Chantale Coulombe

MAIGRIR C’EST BIEN…MAIS NE PAS GROSSIR C’EST MIEUX !

 

Les diètes pour maigrir abondent. Dans les années 1990, le Dr É. Colmant en avait déjà répertorié 11 000 ! Toutes peuvent être classées dans la catégorie « low-carb », faible en glucides (sucres et farines blanches) et riches en protéines et en graisses (produits animaux), à divers pourcentages (les régimes Atkins original et modifié ; les régimes South Beach, Zone, paléo, SlimFast, et la diète cétogène, la plus riche en lipides et la plus pauvre en glucides). 

 

● Toutes ces diètes ont un effet rapide. Oui, on perd du poids, peut-être pas les 2 ou les 4 kg en une semaine promis, mais enfin, on se contente de 500 g ou de 1 kg de perdu.
● Toutes sont difficiles – millions d’expériences à l’appui – à tenir longtemps.
● Toutes font entrer dans le système « cure » et développent l’obsession alimentaire liée aux oscillations habituelles des « pratiquants et pratiquantes » des trucs pour maigrir. Saison après saison, sous l’impulsion de gourous du poids, accros à la balance et à la feuille de route à suivre à la lettre, on fait régime, on entre en régime, on en sort, on y entre à nouveau – l’ascèse n’a pas été pratiquée avec suffisamment de soumission – et à l’infini, puisque les régimes pour maigrir sont nombreux et toujours présentés avec des promesses délirantes de pertes de poids ultrarapides. L’assiette devient le centre de la vie… comme si la vie, la vraie, se passait autour du garde-manger !
● Toutes entraînent, dès leur arrêt, une reprise rapide de poids mais avec « intérêt composé ».
● Parlant de la diète cétogène, dite KETO, les recherches médicales rapportent que la perte de poids, observée surtout à son début, pourrait être liée à 1) la cétose qu’elle induit – comme en cas de famine – 2) une satiété plus vite atteinte grâce à un taux élevé de protéines, et 3) une diminution de la ghréline, l’hormone de la faim.
● Les effets sont limités dans le temps. L’adhérence stricte au régime diminue rapidement ou échoue carrément. Il n’existe aucune étude évaluant  les effets de la diète KETO pour la perte de poids à long terme (≥ 24 mois). Par contre, cette diète utilisée dans le cadre du traitement de l’épilepsie – donc sur le plus long terme – a démontré une augmentation des calculs rénaux, une ostéoporose et une altération de la croissance, entre autres.
● Toutes les diètes « low-carb »  en éliminant, à des degrés variés, les glucides -- ce macronutriment essentiel qui est source de glucose, de vitamines B, de minéraux, de protéines, de graisses et de FIBRES -- sont automatiquement DÉSÉQUILIBRÉES.

 

ALORS, SI ON DÉCIDAIT TOUT SIMPLEMENT DE NE PAS, DE NE PLUS GROSSIR ?

 

● Le surpoids, l’obésité sont des phénomènes modernes liés à notre rejet d’une alimentation paysanne/agricole (dans les années 1950 /1960) et à l’acceptation avide et aveugle d’une alimentation urbaine /industrielle qui, outre ses multiples défauts nutritionnels, participe amplement à la pollution PLASTIQUE grâce à une débauche d’emballages à usage unique.
● Cette alimentation industrielle est riche en sucre raffiné – oui, un glucide mais aux antipodes des céréales complètes, elles aussi des glucides – et elle comporte de nombreuses substances addictives qui en forcent la consommation abusive.

● Juste un exemple : le GLUTAMATE MONOSODIQUE qui assaisonne les plats préparés et les mets de la restauration rapide, est employé en laboratoire pour créer des souris et des rats obèses morbides – dits « ob ». Ce produit triple la quantité d’insuline que le pancréas sécrète – l’insuline transforme le sucre en gras --  et produit très rapidement des rongeurs dignes d’expérimentations sur l’obésité. Le glutamate cause, en plus, un effet de dépendance, et force à manger davantage.
● En revenant individuellement à une alimentation paysanne/agricole, nous retrouverons automatiquement la MINCEUR des peuples qui, depuis des MILLÉNAIRES, sans se lasser, et sans se relâcher, mangent quotidiennement :

1) des céréales complètes, dont du PAIN en abondance, celles-ci étant la seule base alimentaire santé, énergie, force, longévité -- accompagnées de fruits et de légumes directement tirés du champ, du jardin ou du marché, qui se retrouvent dans leur cuisine, puis, amoureusement cuisinés, sur leur table ;
2) des LÉGUMINEUSES, des noix et des graines où ils puisent des protéines végétales de haute qualité ;
3) de l’huile d’olive, leur lipide privilégié ;
4) des produits animaux en petites quantités : viande fraîche, poissons, fromages -- des aliments souvent festifs, mais nullement indispensables.

● La base d’une alimentation paysanne/agricole sont des aliments riches en fibres. Hydrates de carbone ou glucides complexes, non raffinés – pain complet, pâtes complètes, céréales entières, légumineuses, racinages (pommes de terre et autres tubercules) --  offrent à notre microbiote des prébiotiques naturels, nourriture privilégiée de nos bactéries saines. Or ce sont elles qui protègent notre santé et nous évitent les maladies non transmissibles dont l’OBÉSITÉ, le SYNDROME MÉTABOLIQUE, le DIABÈTE, les CANCERS, les maladies CARDIOVASCULAIRES, etc. Par contre, toute alimentation à base d’aliments sans fibres (produits animaux) ou PRIVÉS de leurs fibres (farine blanche, riz blanc, orge perlé, et SUCRE blanc) est une alimentation qui produit un microbiote pauvre, malsain et qui fait GROSSIR.
● L’alimentation paysanne/agricole ne consomme pas de calories LIQUIDES. Toute boisson, excepté l’EAU, comporte entre 90 et 425 calories, avalées en quelques secondes ou minutes et entraînant de forts déversements d’insuline qui transforment le sucre en graisses. Pensez-y : 2 cannettes de soda par jour, c’est 280 calories qui ne nourrissent pas et donnent faim. Ne boire que de l’eau, sans autre modification de l’alimentation, fera perdre automatiquement au minimum 14,6 kg en un an. Mais combien de sodas, cafés, vin, lait, buvez-vous par jour ? Remplacez chacun de ces verres ou cannettes par de l’eau. Vous vivrez un miracle…

Chers tous, pour ne pas grossir, il ne faut pas avoir faim. Pour ne pas avoir faim, non seulement au niveau de l’estomac, mais aussi au niveau cellulaire, il faut manger du PAIN, du vrai, du bon, du complet. Je vous invite à vivre Le bonheur du végétarisme. À relire Le mal du sucre. À étudier Le mal du gras. Avec plus de 500 recettes, toutes bénéfiques pour le microbiote, vous ne grossirez pas. Dites enfin ADIEU aux diètes. Et retrouvez la joie de manger pour VIVRE !

 

©2019 Danièle Starenkyj
1. Murphy E.A. et coll., Influence of High-Fat-Diet on Gut Microbiota : A Driving Force for Chronic Disease Risk, Curr OpinClin Nutr Metab Care, 18, 5, 515, septembre 2015.

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