CANCER : UNE NOUVELLE PHYTOTHÉRAPIE POUR SON TRAITEMENT CIBLÉ

La boswellie – ou encens ou oliban --  est composée de résines (60 à 85 %), de gommes (6 à 30 %), d’huiles essentielles (5 à 9 %). Elle a une action sur le système immunitaire et inhibe la synthèse des leucotriènes dont l’activité est fortement pro-inflammatoire.

 

Or, INFLAMMATION et CANCER sont fortement liés. En 2016, une équipe internationale de recherche sur le cancer a publié une revue sur les applications possibles des acides boswelliques, isolés de la résine d’encens, en oncologie 1.

 

LEUCÉMIE

 

Cette équipe a étudié le potentiel anti-tumoral de ces substances sur des cellules humaines leucémiques (études in vitro). Sa découverte est étonnante : les acides boswelliques inhibent la synthèse d’ADN, d’ARN et de protéines dans les cellules humaines leucémiques : les HL-60, de façon dose-dépendante.
On a ainsi pu établir que les acides boswelliques sont de puissants agents d’APOPTOSE, ce processus physiologique de mort programmée dans lequel les cellules immunitaires incompétentes ou devenues inutiles sont éliminées ainsi que celles qui présentent des dommages irréparables de l’ADN (télomères abîmés). Ce processus arrête la prolifération cellulaire et provoque la mort cellulaire des cellules cancéreuses, mais non des cellules saines. Les acides boswelliques ont provoqué l’apoptose dans six lignées cellulaires de leucémie myéloïde humaine.

 

CANCER DE LA PROSTATE

 

Des études in vitro et in vivo ont aussi révélé que des extraits de boswellie avaient un effet inhibiteur sur la croissance des cellules cancéreuses dans le cancer de la prostate. Ces extraits régulent la prolifération et la métastase des cellules cancéreuses 2.

TUMEURS MALIGNES DU CERVEAU 3

 

Les tumeurs malignes du cerveau produisent des formes très actives de leucotriènes et autres médiateurs d’inflammation qui causent une accumulation localisée de liquide qui endommage les cellules saines. L’impact anti-inflammatoire de la boswellie chez des patients souffrant d’une tumeur au cerveau a été étudié.


1. Un extrait de résine de boswellie utilisé en application (Phytopharmacon H 15) pendant 7 jours a permis une réduction de 22 à  48 % de l’œdème péri-tumoral chez 22 patients. Les cellules du tissu tumoral traité n’ont pas eu tendance à proliférer pendant deux semaines lors du traitement.


2. Dans une autre étude, 8 des 12 patients avec un gliome malin ayant pris par voie orale 3600 mg/jour d’un extrait de boswellie (60 % d’acides boswelliques), sept jours avant leur traitement, ont obtenu une réduction d’environ 30 %  de l’œdème cérébral. 

 

3. Une étude détaillée chez des patients atteints de tumeurs cérébrales malignes qui suivaient une radiothérapie et recevaient en même temps un extrait de boswellie a montré qu’après la radiothérapie on a pu observer une réduction de 75 % de l’œdème cérébral et une diminution du rapport tumeur sur volume chez 60 % des patients ainsi traités. Cela a suggéré un effet anti-tumoral en plus de l’effet anti- œdémateux.

 

D’autres études présentent les effets positifs de l’usage oral de la boswellie dans divers cancers :


1. Une étude présente l’interruption de la croissance et de la dissémination métastatique des TUMEURS PANCRÉATIQUES humaines (modèle souris nue)4.


2. Certaines études ont étudié les effets anti-cancers de la boswellie dans le cancer du SEIN 5, de l’œsophage, des intestins, et de la peau (en application topique), et ont établi son innocuité.

 

UNE RÉVOLUTION THÉRAPEUTIQUE

 

Les études continuent. Les thérapies ciblées sont la nouvelle piste des recherches dans la prise en charge du cancer. On considère que ces dernières sont des outils plus efficaces et moins toxiques pour soigner les patients. On envisage d’utiliser des médicaments plus précis, moins pénibles, capables de restaurer les défenses de l’individu plutôt que de tuer les cellules. On parle de révolution thérapeutique, et en plein cœur de cette bouffée d’air frais, la boswellie millénaire soulève de nombreux espoirs de prévention ou de rémission des cancers.

 

©2019Danièle Starenkyj 

1. Hamidpour R. et coll., Frankincence (Boswellia Species) : The Novel Phytotherapy for Drug Targeting in Cancer, Archives in Cancer Research, 4, 1, 2016.
2.Liu Y.Q., et coll., Aceyl-11-keto-β-boswellic acid suppresses docetaxel-resistant prostate cancer cells in vitro and in vivo by blocking Akt and Stat3 signaling, thus suppressing chemoresistant stem cell-like properties, Acta Pharmacol Sin, août 2018.
3. Park Y.S., et coll., Acetyl-11-keto-beta-boswellic acide (AKBA) is cytotoxic for meningioma cells and inhibits phophorylation of the extracellular-signal regulated kinase 1 and 2, Adv Exp Med Biol, 507, 387-293, 2002.
4. Byoungduck P., et coll., Boswellic acid suppresses growth and metastasis of human pancreatic tumors (nude mouse model), PLos One, 6, 10, 2011.
5. Parr C., Ali A.Y., Boswellia frereana suppresses HGF-mediated breast cancer cell invasion and migration through inhibition of c-Met signaling, J Tranl Med, 16, 1, 12 octobre 2018.

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