© 2017, crée par Chantale Coulombe

QUAND LES BÊTES SONT MALADES DES HOMMES

  • Tiens, en septembre 2018, au Québec, on reparle des PRIONS, ces protéines infectieuses et infectantes qui, depuis leur découverte par Prusiner en 1985, sont le sujet de l’une des plus passionnantes controverses de la biologie contemporaine mais aussi de l’une des plus cauchemaresques. Ces protéines crapuleuses  qui font des moutons fous, des visons fous, des vaches folles, des chevreuils fous, mais aussi des chats et des chiens fous, et – oui --  également des humains fous, d’où viennent-elles ?

 

  • Alors que notre monde tournait le dos à une alimentation paysanne/agricole pour se lancer à corps perdu dans une alimentation urbaine/industrielle, il ne s’est pas contenté de nourrir ses populations humaines avec des aliments ultratransformés.  Il a aussi, par le biais de l’élevage industriel, trouvé les moyens de nourrir ses animaux à viande et à lait avec des aliments ultratransformés : les « suppléments de protéines ».  Les bovins, les ovins, les porcins, les caprins et les volailles ont alors reçu des tonnes de carcasses d’animaux impropres à la consommation humaine, d’animaux handicapés, morts subitement, mortellement heurtés sur les routes, et d’animaux euthanasiés ainsi que des abats d’animaux de boucherie. 

 

  •  Ces milliards de tonnes annuelles de farine de sang, de gras, d’os et de viandes d’animaux malades, tués, morts, ont transformé des animaux herbivores ou granivores (les volailles) en animaux carnivores et cannibales – des vaches mangeant des vaches, des moutons mangeant des moutons, des poules mangeant des poules, etc. N’oublions pas les stations d’alimentation installées dans la nature pour engraisser et appâter le gibier à chasser et lui offrant  des farines carnées riches en protéines. En opération depuis des décennies, elles sont aussi fréquentées chaque jour par tous les animaux de la nature : biches, dindes sauvages, ratons-laveurs, faisans, opossums, porcs-épics, tourterelles, cailles, corbeaux, écureuils, rats, souris, mulots, lièvres, etc.

 

  • Et on arrive ainsi aux cervidés dont la chasse est compromise dans 23 états américains et deux provinces canadiennes, et maintenant au Québec.

 

  • Ce cycle de l’élimination des carcasses a été pudiquement appelé « l’élimination des déchets animaux par l’estomac des animaux ». Et justifié en ces termes : si l’on cesse l’élimination des déchets animaux par l’estomac, que va-t-on donner à ces machines à viande, à lait et à œufs que sont devenus les bêtes, pour qu’elles soutiennent leur production colossale sans que cela ne coûte plus cher aux producteurs et aux consommateurs ?

 

  • Les prions sont la protestation d’une nature abusée, maltraitée, manipulée contre une civilisation hautement matérialiste. Soumis à une gastronomie infernale, nos animaux domestiques et sauvages n’en peuvent plus de manger du sang et de la graisse et de la chair et des os.  Ils titubent, ils s’effondrent, ils écument, ils dépérissent. Et nous, humains, qui nous en délectons, en devenons fous. La liste des maladies à prions s’allongent et incluent plusieurs démences dont la maladie d’Alzheimer… 

 

  • Je vous propose un THRILLER de la nutrition 1 qui vous permettra de plonger dans l’histoire fascinante de ces protéines crapuleuses qui confrontent notre société à un tout nouveau principe d’infection où LES BÊTES SONT MALADES DES HOMMES QUI SONT MALADES DES BÊTES.

 

©2018 Danièle Starenkyj 

1. Starenkyj D., QUAND MANGER REND FOU – la filière des protéines infectieuses, Orion. 

 

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