© 2017, crée par Chantale Coulombe

FRAUDES ALIMENTAIRES…QUE FAIRE ?

Surprenant. Déconcertant. Inquiétant. Décourageant. Quand une base même de notre santé – une saine alimentation – est devenue la cible de cartels internationaux qui n’ont d’autre credo que de tirer un profit maximal de leur commerce, que faire ? 

 

Notre alimentation de paysanne/agricole est devenue dans les années 1950 une alimentation urbaine/industrielle.  Cette dernière a établi, entre le champ et notre assiette, l’usine qui raffine, modifie, isole les nutriments, ajoute sucre, sel, gras, et agents de conservation à l’aliment tiré du sol, et nous le redonne à fort prix privé de sa force, chargé de substances chimiques indésirables, mais soigneusement présenté dans des emballages plastiques qui iront polluer nos océans. Cette alimentation, par le biais des maladies non transmissibles – maladies cardiovasculaires, cancers, diabète, entre autres – est la cause, chaque année, du décès de 41 millions de personnes dans le monde. Elle est ainsi responsable de 71 % des décès sur notre terre.   

 

 Cherchant à tourner le dos à cette alimentation usinée, on se rabat sur une alimentation bio, écolo, équitable. Mais même là, les fraudeurs se sont installés. On s’est dépêché de trafiquer des produits comme le miel et le sirop d’érable (ajout de sucre) ; les alcools (ajout d’eau, de sucre, de colorants, mélange de cépages) ; les épices (ajout de copeaux de bois) ; l’huile d’olive (mélange de diverses huiles bon marché) ; les viandes et poissons (mélanges d’espèces) ; les jus (ajout de sucre, de colorant, mélange de fruits moins chers) ; le café, le thé, le chocolat (on les mélange avec d’autres graines, feuilles ou fruits – le chocolat est souvent coupé avec de la caroube). Les étiquettes peuvent être mensongères que ce soit sur l’origine du produit, sa fraîcheur ou ses certifications 1.  

 

Ouf ! Oui, que faire ? Et si on développait l’habitude de chercher et visiter des producteurs locaux ? Je me rappelle mon père qui prenait son miel chez un ami apiculteur, et son pain chez un boulanger qui « ne faisait pas ses sous avec l’eau et la sciure de bois », puis ses légumes chez un jardinier qui les cueillait avec lui et lui en donnait toujours un peu plus…

 

Aujourd’hui, on a le privilège d’avoir accès à des fermiers de famille et des paniers bio. Pourquoi ne pas en prendre l’habitude si l’on ne peut avoir son propre jardin ? Du frais, du frais, du frais, quoi de plus sûr ? Mais vous y trouverez un autre bienfait inestimable : la joie d’entretenir des relations amicales avec des gens qui cultivent pour la satisfaction de le faire. Rappelez-vous que  l’amitié  est « le facteur qui influence le plus notre santé, notre bien-être et notre bonheur ». (Voir le post VIVRE VIEUX)

 

Alors si l’on parle de santé totale, aller chercher ses légumes ou les recevoir directement d’une personne en chair et en os qui vous appelle par votre nom, qui apprend à connaître vos goûts et vos préférences, en qui vous avez confiance, voilà une activité fondamentale pour la santé. Je vous souhaite de passer un été loin des fraudes et des arnaques alimentaires. Créez une relation saine avec un cultivateur éco-responsable – ils sont en majorité des jeunes enthousiastes et convaincus – et vous verrez s’accroître votre coefficient de bonheur, de vitalité et de joie de vivre. L’été sera beau, et bon, et bien. 

 

©2018 Danièle Starenkyj
1. Valérie Borde, Fraude au menu, L’Actualité, juillet 2018.

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