© 2017, crée par Chantale Coulombe

Cigale ou fourmi ?

C’EST UN RECORD : En 2018, en Amérique, nous pouvons espérer vivre 77,6 ans alors que dans d’autres pays (Brésil, Russie, Indes) l’espérance de vie n’est que de 60 ans. Mais il y a vivre et…vivre. En 2004, l’OMS avançait une autre notion que l’espérance de vie tout court. Elle invitait à réfléchir à une espérance de vie en BONNE SANTÉ. Pourquoi ? La réalité est que ceux qui auront une durée moyenne de vie entre 71 et 77 ans peuvent s’attendre à vivre les DOUZE dernières années en MAUVAISE SANTÉ aux prises avec des maladies non transmissibles -- aussi dites d’abondance -- résultant d’habitudes alimentaires basées sur des aliments ultra-transformés ; mais aussi avec diverses souffrances personnelles, familiales et sociales, également très souvent liées au style de vie.

 

Le Dr Honos, du Centre universitaire de l’Université de Montréal, avertit notre société hyper-médicalisée : « Il ne suffit plus de remettre la mort… » «Pour vivre la vie à laquelle nous aspirons  », il va falloir agir autrement. Et voilà que la fable de La cigale et la fourmi 1 m’est revenue à l’esprit. Plutôt fantaisiste dans sa description de la cigale (elle ne mange ni mouches ni vermisseaux ; elle meurt à la fin de l’été et ne peut crier famine en hiver) et de la fourmi (elle dort en hiver et ne peut donc entendre ; elle est carnivore et n’amasse pas le grain), elle offre pourtant une morale qui oppose deux attitudes :

  • la prévoyance de la fourmi

  • l’insouciance de la cigale

L’une vit en pensant à l’avenir. L’autre vit dans l’instant présent. Penser à l’avenir est la motivation de la prévention. Or, on ne peut jouir d’une longévité santé que si l’on a pratiqué la prévention alors qu’une longévité tout court est liée à cette nonchalance souvent exprimée en ces termes : « Oh ! il faut bien mourir de quelque chose » et l’on continue à boire, à fumer, à ne pas faire d’exercice et à ne pas entretenir ses relations humaines. Le problème, c’est qu’à ne pas penser à bâtir sa longévité santé, souvent déjà mal fichu, on ne chante pas, et puis la réalité survenant, fourbu, on ne pourra pas danser…

Alors, on fait le pacte de la PRÉVENTION ? Car pas besoin d’une fable pour le comprendre : Il vaut mieux prévenir que guérir.

 

La Cigale et la Fourmi

Jean de La Fontaine

La Cigale, ayant chanté        
Tout l’été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue :
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu’à la saison nouvelle.
« Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l’Oût, foi d’animal,
Intérêt et principal.  »
La Fourmi n’est pas prêteuse :
C’est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
– Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
– Vous chantiez ? j’en suis fort aise.
Eh bien! dansez maintenant.

 

 

©2018 Danièle Starenkyj  

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