© 2017, crée par Chantale Coulombe

QUESTIONS ET RÉPONSES SUR L’USAGE DE L’ALCOOL

Q. : Quelle est la cause de l’alcoolisme ?


R. : « L’alcool est la seule cause de l’alcoolisme 1 ». Tout comme le tabac est la seule cause du tabagisme. Pour mettre fin à l’alcoolisme, il faut agir de la même manière que pour mettre fin au tabagisme : en commençant par interdire toute publicité en faveur de l’alcool. « N’importe quelle personne normale peut devenir alcoolique 2. »

 

Q. : Pourquoi boit-on ?


R. : Parce qu’on a choisi de boire. Jean-Didier Vincent, neurobiologiste et neuropsychiatre français, déclarait dans une interview publiée dans l’Express en 1996 que chaque être humain, malgré d’implacables systèmes opposants autour de lui et en lui, « garde un espace de liberté où il reste seul à gérer ses systèmes adverses ». Parlant des victimes de la drogue (alcool et autres drogues), il affirme qu’elles se sont mises elles-mêmes en prison. Et ce non conformiste de la science qui chérit sa liberté de penser, appelle cela : « Vendre son âme au diable 3 ».

 

Q. : Peut-on se libérer d’un tel pacte ?


R. : Oui 4. Il s’agit de faire le pacte contraire. Si boire nous a mis en prison, cesser de boire va nous remettre en liberté. Il faut poser le choix de l’abstention, et pourquoi ne pas remettre en même temps sa volonté à Dieu 5 ? En repoussant chaque verre avec le choix de ne pas boire, de fois en fois, la lucidité augmentera, et avec elle, les chances de retrouver la santé du corps, du cœur, et de l’esprit.

Si le marketing scientifique a réussi à bonifier et à banaliser les effets de l’alcool sur la santé, ses effets sur le cerveau demeurent irréfutables. L’alcool endommage, avant tout, le cerveau, et très particulièrement, celui des adolescents, eux aussi, de plus en plus visés par les marchands de malheur. La consommation d’alcool à un âge précoce entraîne une diminution de la matière grise dans plusieurs zones cérébrales -- diminution pouvant aller jusqu’à 20 %  -- et une altération de la matière blanche pouvant atteindre 10 %. Il y a donc altération des fonctions cognitives, comme la planification des taches et la résolution des problèmes. 

 

MAIS le cerveau a la capacité de réparer une partie de ces dommages DÈS QUE le choix de ne pas boire est posé. Une étude allemande a prouvé qu’après 7 semaines d’abstention volontaire obtenue sans thérapie ni médication, 15 alcooliques sobres ont eu une augmentation du volume de leur cerveau de 2 % et une amélioration de leur capacité de concentration. Le directeur de cette étude, le Dr A. Bartsch 6, a insisté sur le fait que cette guérison précoce grâce à l’abstention n’est pas le simple fait de la réhydratation du cerveau  -- l’alcool induit toujours une profonde et pernicieuse déshydratation du cerveau et de tout l’organisme – mais d’une régénération mesurable. 

 

Je vous laisse sur l’invitation du Dr Bartsch dans la conclusion de sa communication : que les alcooliques  -- tous ceux qui ressentent un besoin plus ou moins impérieux d’une consommation habituelle quotidienne ou hebdomadaire – deviennent sobres aussi rapidement que possible dans le but de permettre à leurs fonctions cérébrales de se régénérer avant d’être trop délabrées. Pensez-y bien. Si l’alcool au volant de sa voiture est criminel… au volant de sa vie peut-il l’être moins 7, 8, 9 ?

 

©2018 Danièle Starenkyj

1. Clapp Vance, Alcoholism : Trends and Treatments, Power Publishers, 1971.
2. Déclaration de E.M. Jellinek à la Yale School of Alcoholics Studies, 1943.
3. Jean-Vincent Didier, L’Express 4/1/96, « Le cerveau, capitale du diable ».
4. Starenkyj D., LA SANTÉ TOTALE, « L’abstention raisonnée », « Les voies vers la sobriété » -- Les choix favorisant l’abstention, Orion, 2009.
5. Voir le programme des Alcooliques Anonymes.
6. Bartsch A. J., Homala G., et coll., Manifestation of early brain recovery associated with abstinence from alcoholism, Brain 130 (Pt1), p. 36-47, janvier 2007.
7. Global Status Report on Alcoholism and Health – World Health Organization, 2014.
8. WHO – Global Information System on Alcohol and Health.
9. Starenkyj D., RÉFLEXIONS POUR UNE VIE MEILLEURE, Orion, 2015.  

 

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