© 2017, crée par Chantale Coulombe

LA CULTURE DE LA FRITE…

Le débat bat son plein. Au moment où les Belges veulent faire inscrire la frite belge au patrimoine culturel et immatériel mondial de l’UNESCO, l’UE  avance une nouvelle position sur l’acrylamide et veut la déclarer officiellement substance « potentiellement cancérogène ». L’acrylamide se concentre dans les aliments riches en amidons frits ou rôtis à haute température. Or le secret de la frite belge est dans la double friture qu’elle subit dans la graisse de bœuf -- mais aussi dans de la graisse de porc ou même de cheval. Placer la frite belge dans la liste des cancérogènes avérés pourrait signer la mort d’un plat national, et le ministre du tourisme flamand de s’écrier : « L’Europe menace notre culture de la frite ».

 

Aux États-Unis, ce mois-ci, une étude publiée dans l’American Journal of Nutrition a confirmé que manger des frites (américaines) 2 à 3 fois par semaine augmentait le risque de décès -- étude faite sur 4 400 personnes. Là, on mettait en avant l’apport important en graisses dans cet aliment appelé par les Américains des « French Fries » -- frites françaises.

 

Double friture dans de la graisse de bœuf à 160◦ C puis à 180◦ C… Valeur nutritive pour 100 g : 408 calories : 5 g de protéines ; 52 g de glucides ; 20 g de lipides. Certes, ce mets présente plus de problèmes que la seule présence d’acrylamide…

 

Peut-être qu’un petit peu d’histoire nous aiderait à voir clair dans tout cela… Vous vous rappelez le temps du carême et de l’avent ? Soit deux périodes de 40 jours d’abstinence, ce qui nous force à constater que, pendant près de deux millénaires, l’Occident  passait la moitié de l’année à manger maigre ! Pas de gras, pas de viande rouge, pas de vin, pas de sucreries.  On se rattrapait  les jours gras, et particulièrement le Mardi gras : beurre, œufs, lait , fromage, lard, boudin, saucisses, pâtisseries, confiseries, rôtis et gigots de viande, alcool, tout y passait et en abondance. Le lendemain ça serait Mercredi des Cendres et l’on se mettrait alors au bouillon, à la bouillie d’avoine ou de blé, au pain et à la soupe aux fèves pour 40 jours. On aurait le temps de reposer son corps des excès de la gourmandise.

Il semble que depuis la Deuxième Guerre mondiale, pour l’Occident c’est maintenant Mardi gras toute l’année. On mange tant d’œufs, tant de viande, tant de lait, tant de fromage, tant de crème, tant de fritures et tant de sucre que chaque jour 40 à 45 % de nos calories proviennent des graisses et 20 % des sucres raffinés. Tous les tabous et toutes les restrictions alimentaires ont été éclatés… Mais études après études, par centaines si pas par milliers, nous disent haut et fort que Mardi gras ça ne peut pas durer tout le temps. On en tombe malade. Vraiment malade. Malade à en perdre le goût de vivre. 

 

 

Il ne s’agit pas de réinventer un carême. Il faut éviter les mardis gras. Je vous invite à la découverte d’une alimentation de liberté – une alimentation longévité-santé-vitalité : les céréales, les légumineuses, les fruits, les légumes, les noix, et les graines qui n’ont jamais – dans toute l’histoire des peuples – fait l’objet de tabous ni d’interdits. On le sait bien, c’est de ce côté-là que se trouve et se conserve la santé, la vraie !© Danièle Starenkyj

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