© 2017, crée par Chantale Coulombe

AU NOM DE LA COMPASSION

 

Je lis en ce moment le livre de Jonathan Safran Foer « Eating Animals ». Ce livre a retenu mon attention parce que, lorsqu’il a été traduit en français, les éditeurs ont eu beaucoup de mal à en traduire le titre. Ils se sont finalement arrêtés sur « Faut-il manger les animaux ? » cette question ne rendant pas tout à fait le sens original du titre. Traduire, certes c’est adapter, et parfois, infléchir.   

J’ai ainsi ressorti un texte que j’ai écrit il y a plus de dix ans.  Je vous en soumets une partie.« Nous n’avons pas deux cœurs, un pour les animaux, l’autre pour les humains », disait le poète Lamartine (1790-1869) qui ne cachait pas sa « répugnance raisonnée pour la chair cuite ». Et il expliquait que « ces habitudes d’endurcissement du cœur à l’égard des animaux les plus doux (…), que ces immolations, ces appétits de sang, cette vue des chairs  palpitantes sont faits pour brutaliser et endurcir les instincts du cœur ».

 

Un autre auteur, E.G. White (1827-1915), une femme, alors que l’Occident ne consommait que 18 kg de viande par an et par personne, toutes viandes réunies, suppliait : « Pensez à la cruauté envers les animaux qu’implique l’usage de la viande, à ses effets sur ceux qui l’infligent et sur ceux qui en sont témoins. Qu’advient-il de la tendresse que nous devons avoir pour ces créatures de Dieu ? » Et, remarquez-le bien, à cette époque, l’élevage industriel n’était pas encore la norme internationale…

Ainsi, si je comprends bien Lamartine et White, quand on a perdu la tendresse de son cœur pour des bêtes pacifiques, il ne nous reste plus de cœur… Cette pensée est solennelle. Ne pourrait-elle formuler une réponse profonde aux multitudes de questions qui nous angoissent  si souvent : Pourquoi tant de violence, tant de crimes dans notre monde, tant de bassesses, tant de vices ? Tant de souffrances. Tant d’indifférence… Surtout que depuis les protestations de ce poète et de cette éducatrice, notre

consommation de viande n’a fait que grimper pour, à partir des années 1980, toucher les 110 kg par an et par personne. Au nom de la compassion : N’y a-t-il pas là une raison convaincante pour adopter une alimentation végétale ?

 

Danièle Starenkyj©2017 www.publicationsorion.com

 

 

 

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