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  • Danièle Starenkyj

POUR UNE IMMUNITÉ OPTIMALE

Le langage militaire semble, de plus en plus, favoriser l’idée d’un combat à mener contre la maladie par tous : on lutte contre le cancer… et l’on est perdant(e) ou battant(e). On est en guerre contre la COVID-19 mais l’ennemi est invisible, exigeant que l’on frappe plus fort encore. Ce mode agressif reflète-t-il notre réalité physiologique ?

Sommes-nous si démunis face à la maladie ? La maladie vient-elle toujours de l’extérieur ? Pourquoi toujours parler de l’assaillir quand on pourrait la prévenir ? Notre corps ne comporte-t-il pas un magnifique système immunitaire inné qui ne demande pas mieux que de lutter pour nous, oui, MAIS AVEC NOTRE COLLABORATION ?


L’inflammation, le lit de toutes les maladies


On sait que toutes les maladies, toutes les comorbidités, ont, à leur origine, des composants inflammatoires qui sont toxiques. D’où viennent-ils?

→ Une alimentation trop riche en protéines (végétales et animales) est inflammatoire. Les protéines ne sont pas stockées dans le corps. Contrairement aux hydrates de carbone et aux graisses, elles doivent être quotidiennement excrétées. Ce travail revient au foie et aux reins qui peuvent facilement être surmenés, se détraquer et vieillir. Le besoin de base en protéines pour un homme adulte de 70 kg est de 22,5 g alors que la consommation actuelle tourne autour de 100 g de protéines par jour. → Les protéines animales, soit les viandes, sont les plus inflammatoires. Elles comportent plusieurs éléments qui participent à l’inflammation : • beaucoup de fer, un puissant pro-oxydant qui stimule la prolifération des virus et des

bactéries ; • de l’acide arachidonique, un précurseur de prostaglandines pro-inflammatoires ; • de la leucine, un acide aminé abondant dans les produits animaux, un stimulateur de l’inflammation ; • des bactéries et des virus présents dans la chair et le sang de plus de 80 % des viandes consommées mais qui, même tués par une cuisson prolongée, produisent des endotoxines qui passent dans le sang et se signalent à chaque fois par UN PIC INFLAMMATOIRE.

Le SUCRE hyperprésent dans les produits alimentaires ultratransformés, ainsi que les graisses saturées et les additifs alimentaires, déséquilibre la flore bactérienne intestinale qui, privée de fibres (les PRÉbiotiques), devient inflammatoire, à l’origine des pathologies digestives inflammatoires.

→ La sédentarité entraîne une perte de la masse musculaire celle-ci étant le réservoir de la glutamine, le carburant privilégié des globules blancs chargés de nous défendre contre les infections. La marche, le jardinage, et toute activité régulière en plein air améliore les défenses immunitaires : l’oxygène produit des radicaux libres et des substances corrosives contre les virus et les bactéries, et une bonne masse musculaire riche en glutamine prévient la montée de l’inflammation.

Le manque de sommeil augmente l’inflammation et réduit les capacités anti-infectieuses de notre corps.

→ Le stress favorise à la fois l’inflammation et la multiplication virale.

→ La carence en vitamine D. Le SOLEIL est la source naturelle de la vitamine D. Cette dernière a des effets puissants sur l’immunité innée (naturelle, physiologique). Elle favorise la production de peptides antimicrobiens, et a gagné ainsi le titre de co-antibiotique. De plus, elle contribue au maintien de la masse musculaire et à son capital glutamine.

À l’heure de la COVD-19, n’est-il pas grand temps de miser sur la prévention collective et personnelle des maladies par l’enseignement actif, public, et permanent des LOIS DE LA

SANTÉ1 ? N’est-il pas urgent de cesser de continuer à croire que nos misères sont des fatalités devant lesquelles nous sommes individuellement et collectivement impuissants ? La vie est précieuse mais il ne faut pas s’en moquer. Il faut en respecter les règles physiques, psychologiques, sociales et spirituelles2.


Et si l’on mettait finalement en CONFINEMENT les terroristes directes de notre santé : la malbouffe, l’alcool*, le tabac, les drogues, les écrans, qui, par le biais de divers facteurs – substances toxiques, débilitantes, irritantes, addictives, productrices de sédentarité, voleuses de sommeil, pourvoyeuses de dépression et d’anxiété – sont toujours puissamment

inflammatoires ? L’après COVID-19 ne sera positif que si, maintenant, on comprend et assume que nous avons une responsabilité collective et personnelle face à notre santé, à celle des nôtres, et à celle de notre environnement3.

* L’alcool à lui seul tue chaque année 3 millions de personnes dans le monde. Il est cause de maladies infectieuses, d’accidents de la circulation, de blessures, d’homicides, de maladies cardiovasculaires, de diabètes, de cancers (dont le cancer du sein chez les femmes).

© 2020 Danièle Starenkyj

1.Starenkyj D., La santé totale – Les 8 lois de la vie --, Orion, 2009.

2. Starenkyj D., Réflexions pour une vie meilleure, Orion, 2015.

3. John D. Grant, L’heure du changement, The Official Journal of the College of Family Physicians of Canada, 63,10, 747-749, octobre 2017.


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© 2017, crée par Chantale Coulombe