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  • Danièle Starenkyj

LE PAIN INTÉGRAL : ANTIDOTE DES RAGES DE SUCRE

Vous voulez bien dire adieu au sucre mais comment lutter contre ces rages de sucre

torturantes ?


On le sait, les rages de sucre irrépressibles accompagnent souvent les diverses formes de dépression, mais aussi l’anxiété, le besoin incontrôlable et constant de manger, les changements brusques de personnalité (sautes d’humeur, hauts et bas inexplicables, envie de tout abandonner, fatigue intense, etc.), l’obésité, et l’alcoolisme.


Certes, le sucre, sous toutes ses formes, a pour conséquence immédiate et trompeuse d’améliorer temporairement l’humeur – on se sent apaisé -- mais aussi, le bon effet passé, d’empirer les symptômes de la dépression, et d’augmenter l’inflammation systémique dont celle du cerveau qui, irrité, produit des comportements incapacitants.


Impossible de le nier encore : le sucre agit comme une drogue. Le sucre est un poison qui masque son amertume par sa douceur instantanément perçue par les papilles gustatives. Or, à tout poison son antidote. Je vous propose donc contre le sucre, le contrepoison

garanti : le PAIN INTÉGRAL.


POURQUOI ?


Le pain intégral est un hydrate de carbone complexe, riche en vitamines, en minéraux, en protéines d’excellente qualité, et en lipides sains. MAIS, il est aussi riche en FIBRES, ce nutriment unique et essentiel dont sont privés tous les aliments raffinés, transformés, hypertransformés, usinés. Inutile de vous en faire la liste, n’est-ce pas ?


Le mépris des FIBRES est maintenant, au 21e siècle, considéré comme la plus grande et grave erreur nutritionnelle du 20e siècle, et la cause nutritionnelle la plus tragique des maladies appelées autrefois maladies de civilisation, mais aujourd’hui dites maladies de style de vie ou maladies non transmissibles en opposition aux maladies infectieuses dites maladies transmissibles.


UNE IMAGE VAUT MILLE MOTS


Savez-vous que pour consommer sous forme de canne à sucre les deux cuillères à soupe de confiture présentes dans une cuillère à soupe de confiture, il faudrait mâchouiller 6 mètres de canne à sucre ? Une cuillère à soupe de confiture s’avale sans mastication en une seconde. Par contre, de notre séjour de travail en Guadeloupe, je retiens que le matin les ouvriers apportaient dans leur casse-croûte 30 cm de canne à sucre dont ils suçaient le jus tout au long de la journée pour en rapporter chez eux le morceau trituré mais encore solide. La richesse en fibres de la canne à sucre ne livre pas facilement ni rapidement, ni abondamment son sucre…

Les fibres alimentaires, celles que l’on trouve dans les céréales complètes, les légumineuses, les légumes racines, et tous les aliments qui poussent et que l’on mange comme ils poussent – sans raffinage – sont régulatrices, modératrices, protectrices du pancréas, du foie, du microbiote, et bien sûr, de la glycémie. Les fibres contrôlent les rages de sucre, les faims dévorantes, les baisses et les hausses brusques de sucre dans le sang, et donc elles éliminent tous ces désordres torturants et aberrants d’un corps qui ne peut pas compter sur un apport régulier, constant et soutenu de glucose, le combustible privilégié des cellules de notre corps et particulièrement des cellules de notre cerveau, le siège de notre personnalité.


LE PAIN, LE SOUTIEN DE LA VIE


Aliment de base depuis des millénaires, le pain, sous ses diverses formes, est un aliment grand fournisseur de glucose dont la richesse en fibres régularise son apport dans le sang sans causer d’intempestifs déversements d’insuline – l’hormone hypoglycémiante et fabricatrice de graisses. Le pain intégral fournit aux cellules un glucose stable sur 4 à 10 heures, et consommé à chaque repas à satiété, il offre un flot constant de glucose sur une période de 24 heures. Il coupe donc la faim et les symptômes hypoglycémiques qui s’en suivent.

Le pain intégral efface ainsi la dépendance au sucre, source des désordres émotifs si fréquents dans notre société, ces désordres n’étant, selon les psychiatres orthomoléculaires, que les symptômes de l’incapacité évidente de notre corps à supporter le stress du

MAL DU SUCRE.


Pains, gaufres, galettes, crêpes, craquelins en abondance, mais tous fabriqués avec des farines intégrales de blé, seigle, avoine, orge – des céréales avec gluten – ou avec du millet, du riz, du sarrasin, du maïs ou du quinoa – des céréales sans gluten – sont l’antidote savoureux, réconfortant et fortifiant des rages de sucre.



UNE RECETTE SIMPLE


Craquelins aux graines de sésame brunes ou noires


Ingrédients secs :

1 tasse de farine d’avoine (gros flocons moulus dans un moulin à café) 1 tasse de farine de seigle entière ¼ tasse de graines de sésame non raffinées entières 1 c. à thé de sel de mer

Bien mélanger les ingrédients secs.


Ingrédients liquides :

½ tasse d’eau froide 1/3 tasse d’huile d’olive 1 c. à thé d’huile de coco

Bien mélanger au mélangeur.

Verser les ingrédients liquides sur les ingrédients secs. Façonner une pâte molle en saupoudrant un peu de farine si nécessaire. Étaler au rouleau à pâte sur une tôle. Découper légèrement des bâtonnets avec une roulette à pizza. Cuire au four à 350℉ 15 à 20 minute. Bien surveiller la cuisson et enlever les morceaux sur le pourtour qui cuisent plus vite que les autres.



Mastiquez. Savourez. Ces craquelins sont nourrissants, soutenants, équilibrants. Faciles à faire. Économiques. Ne vous en privez pas, et découvrez le bonheur de ne plus être accro

au sucre.


© 2020 Danièle Starenkyj

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© 2017, crée par Chantale Coulombe