LES LÉGUMES RACINES

C’est l’hiver. Comment, à peu de frais, manger bio, écolo, équitable et local ? La réponse est simple : Nous devons nous tourner vers les racinages, ces légumes qui poussent dans notre sol, qui résistent aux intempéries, qui se conservent sans problème et qui ont une valeur nutritive appréciable. Ils sont riches en hydrates de carbone, et comportent de bonnes protéines. Soigneusement cuits, ils fournissent une abondance de minéraux assimilables, de vitamines A et B, et de sucres qui sont une source utile et abondante d’énergie et de chaleur. Avez-vous déjà essayé de cuire dans un four à basse température des carottes, des oignons, des betteraves, ou des rutabagas1 ? Cuits ainsi, ces légumes

LE CRI DE LA DIGNITÉ

« Dilemme intime », un texte de Marie-France Bazzo dans l’Actualité de février 2018, expose avec beaucoup de tact, de délicatesse et d’honnêteté combien il peut être difficile pour une femme agressée de réagir, et de s’opposer aux gestes inconvenants. «Le trouble intime », dit-elle, est « complexe » et « profond ». Certes, la peur des conséquences, du quand dira-t-on, des représailles –perdre sa réputation, son travail, sa famille -- fige, glace, pétrifie, tétanise la personne assaillie. Et dans sa passivité, une femme consent au rapport infâme de la victime et de l’agresseur. Pourtant, par nature, une femme n’est pas une victime, et un homme, par nature, n’est pas un agresseur. Ils sont l’u

À LA DÉCOUVERTE ÉTONNANTE DE L’HUMBLE PISSENLIT

La première fois que je l’ai remarquée – j’étais une enfant de ville – ce fut sur un livre de la collection Larousse : une jeune femme à la formidable chevelure en tenait une dans sa main, et j’examinai sa tige, sa feuille en dent de lion, et son aigrette aux milliers d’akènes. Cette fleur de pissenlit affirmait que j’avais devant moi un livre qui, dans un souffle, pouvait disperser les idées et les bonnes nouvelles loin, très loin. Sa devise resta gravée dans mon esprit : « Je sème à tout vent ». Puis, ce fut la métaphore « manger des pissenlits par la racine » dite par Gavroche dans les Misérables de Victor Hugo qui me fit cogiter. J’avais compris que cela voulait dire être mort et enterré

À MANGER VERT ON PENSE PLUS CLAIR

C’est à Babylone, sous le règne de Nabuchodonosor, cinq siècles av. J.-C., qu’eut lieu le premier essai clinique en nutrition humaine consigné. Le roi de cet empire avait pour coutume, lors de ses conquêtes, de déporter des jeunes, puis de les assimiler afin d’en faire une élite à son service. Sa méthode consistait à changer leur nom, à les nourrir des meilleurs mets de sa table, et à les éduquer dans tous les arts et connaissances de sa civilisation. Les jeunes prisonniers qui avaient fait le trajet -- de leur pays conquis jusqu’au royaume du maître du monde à l’époque -- à pieds et enchaînés, arrivaient à destination amaigris, épuisés et angoissés. Devant l’offre du roi de manger à sa tab

UN BURGER AUX CRIQUETS MIGRATEURS HÂCHÉS

Aussi insolite que le burger végétal saignant, ce burger vient d’apparaître sur le menu à la carte d’un restaurant suisse, accompagné d’une brochette de criquets entiers grillés. « Les insectes font le buzz », peut-on lire dans certains journaux. Vers de farine, grillons et criquets migrateurs ont été autorisés comme denrées alimentaires en Suisse en mai 2017. En 2013, La FAO (Food and Agricultural Organization) – une branche de l’ONU (Organisation des Nations Unies) – avait présenté l’entomophagie1 (la consommation d’insectes) comme une « solution innovante pour nourrir la planète », cette planète qui, projette-t-on, aura 9 milliards d’humains en 2050 ; qui n’a plus assez de terres arables

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