VOIR OU NE PAS VOIR ?

Octobre rose est terminé. Movembre débute. Ces quelques informations peuvent donner à ces campagnes d’information une autre perspective. Les programmes de dépistage des cancers – du sein, du col de l’utérus, de la prostate, du poumon – ont été lancés mondialement dans les années 1970 en se basant sur l’hypothèse qu’un cancer « vu » tôt – avant même qu’on le voie – avait plus de chance d’être attaqué et vaincu… bien sûr grâce aux puissants effets des thérapies anticancéreuses. Aujourd’hui, 50 ans plus tard, on parle de surdiagnostic et de surmédicalisation, de « mammo-business » et de « prostate cancer business ». On déplore que les mammographies, ces radiographies des seins, aient permis l

LES HABITS NEUFS DE L’EMPEREUR

Dans ce conte de Hans Christian Andersen, classé dans le patrimoine culturel mondial, on entend le cri déchirant d’un enfant qui dévoile l’évidence et crève l’ignorance pluraliste : « Mais il ne porte pas d’habits ! » De qui s’agit-il ? D’un empereur qui ne se soucie que de sa garde-robe. De quoi s’agit-il ? D’une escroquerie dans laquelle le monarque se fait dire par deux coquins qu’ils possèdent une étoffe aux propriétés étonnantes : les vêtements tissés avec cette fibre seraient invisibles aux yeux de ceux qui sont incompétents dans leur fonction ou qui sont tout simplement idiots. Et voilà que, de l’empereur à ses sujets en passant par ses ministres et hauts fonctionnaires, tout le monde

POUR QUELLE PÂQUERETTE AVEZ-VOUS DIT MERCI HIER ?

Pour ma part, j’ai dit merci pour un extincteur à feu. Cela faisait plus de 20 ans qu’il était là, sans faire de bruit, dans un coin du salon, tout près de la cheminée. Nous l’avions reçu du copain de ma fille à l’époque, quand elle lui avait confié que son père, avait peur du feu, ayant vécu, jeune enfant, un incendie qui l’avait fait descendre dans la rue pieds nus, en pyjama, en pleine nuit, en plein hiver. Ce cadeau, il faut l’avouer, avait rassuré mon mari qui se mit à allumer la cheminée plus souvent. Pour la joie de nous tous, surtout à Noël. J’étais en train de préparer le souper de l’Action de grâce. Mais, j’étais préoccupée par plusieurs situations sur lesquelles je n’ai aucun pouv

MERCI POUR LA PÂQUERETTE

Quand dire merci fait vivre… Corrie ten Boom était à Ravensbrück, un camp de la mort, depuis plusieurs mois. Chaque jour, elle voyait de ses compagnes mourir après avoir désespéré, des enfants tomber malades et gémir, des hommes hurler de colère et se suicider. Elle était un ange au milieu de cet enfer. Aimée de tous pour son sourire, sa voix douce, son regard aimable, elle avait toujours une bonne parole pour les uns et les autres ; et miraculeusement, elle continuait à vivre malgré la faim, la soif, le froid, la peur, la haine. Au sein du désespoir, elle incarnait l’espoir. Mais un matin, Corrie a regardé autour d’elle, et tout à coup, l’horreur de sa baraque, l’odeur des paillasses infest

LE SAVON ET SES MULTIPLES USAGES D’AVANT L’ÈRE DU PLASTIQUE

Interpelé par la pollution du plastique, mon mari a décidé de peindre « La nouvelle réalité marine », et de monter une exposition d’art dont le but est de conscientiser le public à ce phénomène aux proportions gigantesques. Bien sûr, cela m’a aussi poussée à questionner l’usage de bien des produits d’hygiène personnelle et domestique que nous avions l’habitude d’employer. Alors que, déjà, nous faisions attention à leur qualité, nous nous sommes arrêtés à leur emballage… de plastique. Et, avec des accents navrés, nous avons fait le tour de la maison en nous exclamant : du plastique, et du plastique, et encore du plastique… Comble de l’ironie, ces produits d’hygiène dits naturels qui se soucie

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